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Football : Quel entraîneur pour le Mena national du Niger ?

Le "Mena" du Niger

L’équipe nationale de football du Niger, le Mena va entamer les éliminatoires de la CAN Total Cameroun 2019 contre les « Boucliers du roi » du Swaziland au stade Général Seyni Kountché le 06 Juin 2017. A moins de deux mois et surtout pendant que les autres nations sont en train de mettre en place les jalons d’une possible qualification, la question du sélectionneur reste toujours une préoccupation majeure pour les responsables du football nigérien. Depuis le départ de Gernot Rorh qui avait conduit le Mena à la CAN en 2015, le Mena n’avait pas un sélectionneur officiel, qui a un contrat en bonne et due forme avec l’Etat.
L’intérim a été assuré par le local Cheick Omar Diabaté, entraineur de l’AS Douanes de Niamey avant l’arrivée de l’ivoirien François Zahoui. Ce dernier a tenu le bateau Mena lors des éliminatoires de la CAN 2017 puis à la phase finale du CHAN Rwanda 2016. Son passage était un échec patent pour le football nigérien. Il faut souligner que François Zahoui n’a jamais été officiellement sélectionneur du Niger car il n’avait jamais signé un contrat avec le Niger. Il a été mis en place par les dirigeants de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), qui lui offrait quelques prébendes et  gratifications, pour aider le football nigérien. Malheureusement, il l’a rétamé.

Depuis plus rien et d’ailleurs depuis le dernier match des éliminatoires de la CAN 2017 contre les Hirondelles du Burundi, le Mena A n’a disputé la moindre rencontre. 
Pour les éliminatoires de la CAN prochaine quel sélectionneur le Mena doit-il se vêtir pour se qualifier afin de surclasser les Pharaons d’Egypte, les Aigles de Carthage de la Tunisie et les Boucliers du Roi du Swaziland, équipes avec lesquelles le Mena du Niger partage la Poule J.

Ce qui est sûr, les entraîneurs locaux n’ont pas la côte auprès des dirigeants actuels de la FENIFOOT. Harouna Doulla, le premier nigérien à avoir qualifier le Niger à la CAN en 2012, a été débarqué de son poste et ridiculisé aux yeux du monde pendant la compétition gabonaise. Il fut remplacé par « l’expert» Roland Courbis. Il en de même pour Fréderic Acosta, artisan de la qualification du Mena à la CAN 2013, qui fut remplacé à la veille du match retour contre le Sily National de la Guinée lors de la double confrontation qualificatives à ladite CAN. Plusieurs griefs sont reprochés à ces entraîneurs locaux, à tort ou à raison. Entre autres, le fait que chaque entraîneur local possède ses propres joueurs et qu’il n’hésite pas à les sélectionner en équipe A, une fois nommée sélectionneur. Il leur ai reproché aussi de sous-traiter une place au Mena avec les joueurs, notamment en retirant une partie des primes de match. Cet état de fait est constaté à plusieurs reprises  car souvent, les nigériens assistent avec amertume, la présence au Mena, des joueurs qui ne jouent pas dans leurs clubs ou qui sont en vadrouille à l’étranger. Ou encore des joueurs qui n’ont aucune capacité réelle à jouer en équipe nationale, en raison de leur insuffisance technique, physique ou tactique.
Enfin  il est reproché à certains entraîneurs locaux d’être facilement manipulables au niveau de la FENIFOOT, où, on leur impose des joueurs, même s’ils n’en veulent pas et de se jeter des peaux de bananes, l’essentiel est qu’on soit seul maitre à bord du bateau Mena
Toutes ces circonstances ne plaident pas la cause des entraîneurs locaux auprès de l’instance dirigeante du football nigérien. A tout cela s’ajoute leur manque de niveau et d’expérience face en face des joutes africaines et surtout ils acceptent toutes les humiliations et les conditions de travail les plus dérisoires pour rester  sélectionneur des équipes nationales de football.

Les  entraîneurs expatriés,  eux ont plusieurs avantages. D’abord ils sont très professionnels et demandent un minimum de conditions de travail avant de s’engager. Entre autres, un salaire décent. En plus ce sont des techniciens qui peuvent détecter et envoyer à l’essai certains joueurs dans des clubs en Europe. Ils ont aussi un bagage technique à toute épreuve.
Le seul problème, est que les entraîneurs expatriés sont excessivement chers. Rappelez-vous le journal sportif Carton Jaune dans une de ces parutions a fait étalage des honoraires de Roland Courbis pour son « expertise »   lors de la CAN 2012. Le français aurait, pour le laps de temps qu’il a passé aux chevets du Mena, grugité la mirobolante somme de  quatre-vingt millions (80 000 000) de francs CFA. Il en est de même pour son successeur Gernot Rorh qui avait  cumulé onze mois d’arriérés de salaire avant que l’Etat du Niger ne le remette dans ses droits à coup de centaines de millions. Une charge  énorme pour l’Etat du Niger qui depuis, a décidé de ne plus engager ces Messieurs d’or. L’actuel président de la FENIFOOT avait trouvé la solution Zahoui, mais bien qu’il était sélectionneur national au Niger l’ivoirien postulait au même poste auprès de certaine nation, notamment en Guinée Conakry, où, il avait été viré du club de FC Kalloun.
Aujourd’hui le Mena A est orphelin d’un sélectionneur car François Zahoui avait quitté et  les nigériens n’ont plus de ses nouvelles. Il n’était pas au dernier tournoi de l’UEMOA à Lomé, où la plupart de ses collègues de la sous –région s’étaient retrouvés et il n’a assisté à aucun match du championnat national. Au niveau des entraîneurs locaux, le nom de Harouna Doulla est beaucoup cité dans les fadas sportifs de Niamey. Mais ce ne sont que des rumeurs. Alors qui pour prendre les destinées du Mena ?
© Hassimi Abdoulaye

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