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Niger : visite du ministre de la Défense nationale Kalla Moutari à la 112ème Compagnie Spéciale d’Intervention à Ouallam

Le ministre de la Défense nationale, Kalla Moutari, accompagné de son homologue Porte-parole du gouvernement Zakaria Abdourhamane, a visité le dimanche 16 mai 2019, la 112ème Compagnie Spéciale d’Intervention basée à Ouallam et qui abrite aussi le Commandement de l’opération Dongo.

Le but de ce déplacement est, selon le ministre, de présenter ses condoléances aux frères d’armes des 27 soldats décédés, le 14 mai dernier, lors d’une embuscade, à 45 kms au nord–ouest du village de Mangaïzé, non loin de Tongo-Tongo, près de la frontière malienne. Mais aussi, il s’agit, à travers cette visite, de faire le point de la situation suite à ce malheureux évènement, soutenir, encourager et surtout remonter le moral des troupes basées à Ouallam. L’embuscade meurtrière, qui s’est déroulée tôt le matin du mardi 14 mai, a coûté la vie à 27 soldats ; il a été enregistré 6 blessés et 2 véhicules calcinés.

Le ministre Kalla Moutari et sa délégation ont été accueillis et salués à l’entrée de la ville par le Préfet de Ouallam M. Soumana Issaka et les responsables locaux des Forces de Défense et de Sécurité. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à la Compagnie Spéciale d’Intervention de Ouallam, où elle a été accueillie par le Chef d’Etat-major des Armées, le Général de corps d’armée Ahmed Mohamed. Le ministre de la Défense Nationale a eu droit à des honneurs militaires avant de conduire une réunion avec les responsables de ladite compagnie, sur le point de la situation suite au malheureux évènement. Par la suite, une fatiha a été dite pour le repos des âmes des disparus et pour le prompt rétablissement des blessés.
Selon les informations recueillies sur place, les 52 soldats étaient partis à la poursuite des terroristes qui ont été repoussés et poursuivis après l’attaque de la prison de Koutoukalé. Hélas, ils sont tombés dans un traquenard tendu par une centaine d’assaillants montés sur une vingtaine de motos et dans cinq (05) véhicules 4×4. Les soldats loyalistes patrouillaient près du village de Baley Béri, lorsqu’un de leurs véhicules sauta sur une mine. La violente explosion et les tirs nourris des assaillants n’ont laissé aucune chance aux soldats qui tentaient de secourir les victimes de la mine. Malgré le risque de tomber dans de nouvelles embuscades, les premiers renforts terrestres sont arrivés sur le site à la tombée de la nuit. Les recherches engagées ont permis de retrouver trois véhicules appartenant à l’armée nationale.

Le ministre Kalla a regretté et condamné cette attaque de Mangaïzé, qui a été simultanément conduite avec celle de Koutoukalé et ailleurs. Selon lui, c’est en voulant sauver les victimes de l’engin explosif improvisé que nos soldats se sont vus envahis et encerclés par de nombreux assaillants embusqués en hauteur et fortement armés. De véritables affrontements ont eu lieu et c’est sur un rayon de 15 km que des corps et des blessés ont été retrouvés. Il a indiqué que les autorités ont décidé de procéder à l’enterrement des 27 corps de soldats.
Après avoir souligné l’effet de surprise qui a dû jouer en faveur des forces du mal mais aussi le difficile accès à la zone, le ministre Kalla Moutari a alerté contre la forte menace terroriste au Niger et la tentative d’implantation des terroristes dans notre pays. Notant qu’ils essayent de prendre pied au Niger, le ministre a ajouté que la question a été posée au niveau de la réunion du Conseil National de sécurité (CNS).

Il faut rappeler que cette embuscade s’est déroulée dans une région où avait eu lieu, en octobre 2017, une attaque similaire à l’issue de laquelle 5 militaires nigériens et 4 soldats américains ont trouvé la mort. Là aussi les terroristes étaient venus en grand nombre à bord d’une dizaine de véhicules et d’une vingtaine de motos à hauteur de Tongo-Tongo, près de la frontière avec le Mali.

Avec ONEP (Mahamadou Diallo)

1 Commentaire le Niger : visite du ministre de la Défense nationale Kalla Moutari à la 112ème Compagnie Spéciale d’Intervention à Ouallam

  1. Franck Lohourignon // 22/06/2019 á 15:05 // Répondre

    La visite officielle du Président Macky Sall en Côte d’Ivoire, ce mois de juin 2019, marquera à coup sûr, un tournant décisif dans la problématique de la lutte contre le terrorisme dans notre sous-région !!
    Nos Chefs d’États ont enfin compris que quand la case de ton voisin brûle, il vaudrait mieux l’aider à éteindre l’incendie ; sinon, c’est ta propre case qui partira aussi en fumée !!
    Le temps est donc venu de mutualiser nos forces ; car, les djihadistes se rapprochent dangereusement de la frontière nord de la Côte d’Ivoire, avec le risque d’installation d’un sanctuaire dans le parc national de la Comoé ; comme Boko Haram l’a fait dans la forêt de Sambisa, à la frontière Nigeria-Cameroun !!
    Pendant combien de temps allons-nous laisser les armées Burkinabé, Malienne et Nigérienne se battre seules, sans aide de nos troupes, payées à se tourner les pouces dans nos casernes !?
    Propositions : pour éviter l’effet millefeuille par rapport à l’UEMOA, le PR Ouattara devrait transformer le Conseil de l’Entente (CE) en un mini OTAN de notre sous-région.
    Le Président en exercice du CE devrait donc inviter ses paires et leur proposer un traité d’assistance militaire (TAM) ; une sorte d’actualisation des prérogatives du défunt Accord de Non Agression et d’assistance en matière de Défense (ANAD) !!
    Le CE, compte tenu de la dégradation rapide de la situation sécuritaire dans notre sous-région, devrait faire de tous les pays de l’UEMOA, des membres de droit du CE ; puis, élargir le CE à la Guinée et au Ghana !!
    L’armée Burkinabé est actuellement en grande difficulté et se bat seule, dans l’indifférence totale des autres armées sous-régionales.
    Pourquoi, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, la Guinée, le Togo et le Bénin ne mettraient pas à la disposition de l’Etat-Major Général de l’armée Burkinabé, chacun un Groupement Tactique (GT) de 850 hommes, composé d’un bataillon d’infanterie, d’un escadron blindé, d’une section d’appui équipée de mortiers de 82 ou 120 mm et une section de sapeurs du génie militaire pour la lutte contre les mines et les EEI !?
    Les clauses de la mise à disposition des GT pourront être spécifiées dans le TAM (primes, ordinaire…, à charge du pays d’accueil).
    Prenons maintenant nos responsabilités et ne laissons plus notre sécurité sous-régionale, aux seules mains des forces armées étrangères (casques bleus, forces françaises et américaines), qui ont montré leur inefficacité ;commencent à agacer les populations locales !!
    A bon entendeur, salut !!
    Merci.

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