Flash News

Célébration au Niger de la Journée Mondiale de la liberté de la presse sur fond de revendications

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Communication, M Amadou Sahadou Illiassou a présidé ce jeudi, dans la salle de la Maison de la Presse à Niamey, la cérémonie officielle de lancement des activités entrant dans le cadre de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse.

Cette Journée, instituée depuis 1993 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, est célébrée le 3 Mai de chaque année pour rappeler aux pouvoirs publics, à l’opinion nationale et internationale, l’importance de la liberté de presse et d’expression pour les droits humains et la démocratie.
La proclamation de cette journée fut également une réponse à l’appel des journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias.

C’est du moins ce qu’a rappelé le Président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse, M Ibrahim Harouna, dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion.
L’objectif du thème choisi par l’UNESCO cette année, ‘’Médias, justice et Etat de droit : les contrepoids du pouvoir’’, a-t-il declaré, est « de permettre aux différents acteurs de se pencher sur les interactions entre les médias, le pouvoir judiciaire et l’Etat de droit, dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ».
La dépénalisation du délit commis par voie de presse et la signature de la Déclaration de la Table de la Montagne constituent une avancée significative dans le domaine de la liberté de la presse. Mais hélas, fait observer M Harouna, « chaque année qui se passe, ajoute au lot des entraves et violations de la liberté de la presse, d’autres faits et actes aussi graves les uns que les autres ».
Occasion pour le Bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse de réaffirmer son appel aux professionnels des médias de continuer à faire preuve de responsabilité et du respect de l’éthique et de la déontologie dans l’exercice de la profession.
Ibrahim Harouna a surtout demandé aux autorités de tutelle, d’assainir le milieu et de bien former les journalistes. « Le défi n’est pas seulement professionnel, il porte également sur le financement des médias » a-t-il indiqué.

Au regard des difficultés de toutes sortes que vivent les hommes et femmes des médias, le Président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse a rappelé qu’il est « temps de reconnaître le mérite du journaliste nigérien et de signer la Convention Collective des Médias ».
Le Président du Conseil Supérieur de la Communication(CSC), Dr Kabir Sani a salué les efforts que le monde de la presse fournit chaque pour bien faire son métier.
Il a surtout assuré la Maison de le Presse de la totale disponibilité de son Institution pour toute contribution à l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes et femmes de la presse.
Cette cérémonie a été ponctuée par deux communications, celle de Salaou Ismaël, journaliste professionnel et de M Alichina Amadou Kourguéni, Magistrat, Secrétaire Général de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH).

Etaient présents à cette rencontre, la Directrice du Centre Culturel Américain Denyse Kirkpatrick, des promoteurs et Directeurs Généraux des Organes de presse publics et privés.
Dans un message qu’il a livré mercredi, 2 Mai, à l’occasion de cette 25 ème édition de la Journée Mondiale de la liberté de la presse, le Ministre de la Communication, M Habi Mahamadou Salissou a réitéré la disponibilité de son Département ministériel’’ à poursuivre la mise en œuvre du programme de renforcement des capacités des acteurs de médias, qui a pour objectif de faire du secteur de la communication un véritable vecteur de changement de mentalité’’.
Avec ANP

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


UA-98924462-1