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Inondations Diffa : déclaration des Députés de la Région

Déclaration des Députés de la Région de Diffa sur la situation des inondations à Diffa

En 2012, les populations riveraines de la Komadougou Yobé avaient connu des inondations d’une rare ampleur qui ont englouti les champs de riz, de poivron et des habitats.

Ainsi, les populations ont non seulement perdu toutes leurs récoltes mais aussi se sont vues obligées de quitter leurs habitations.

En 2015, la situation s’est davantage dégradée avec les débuts des attaques massifs de Boko Haram obligeant les populations, déjà meurtries, a quitté leurs lieux d’habitation et de production. Depuis lors, les populations subissent les effets conjugués des catastrophes naturelles et de l’insécurité devenues chroniques.

Au moment où la situation sécuritaire connait une relative accalmie, les catastrophes naturelles dues aux changements climatiques continuent de causer de graves dégâts, tant sur les productions que sur les aires de pâturages et les lieux d’habitations.

C’est ainsi que cette année 2019, la campagne agrosylvopastorale est compromise à cause des attaques des sauteriots, une mauvaise répartition des pluies dans l’espace et le temps.

A cette situation sont venues s’ajouter des inondations précoces d’une rare intensité dans le lit de la Komadougou Yobé, et ce, depuis le début de ce mois d’octobre 2019.
A ce jour, on dénombre 200 ménages soit 1 060 personnes sinistrées à Chetimari. A Diffa, on dénombre 822 ménages soit 4 110 personnes sinistrées ; dans la commune de Mainé Soroa 2 819 ménages soit 18 103 personnes sinistrées.

A cela, il faut ajouter plusieurs hectares de rizières et de champs de poivrons engloutis. Cette estimation est provisoire car les inondations continuent progressivement en remontant les communes de Gueskerou et Bosso.

Du fait de cette inondation, les besoins urgents se présentent comme suit :

-La relocalisation de personnes sinistrées ;
-La prise en charge alimentaire et sanitaire ;
-La création des conditions d’alimentation en eau et en hygiène et assainissement ;
-La protection des zones potentiellement inondables ;
-etc.

A cette occasion, nous exhortons le Gouvernement à une prompte réaction pour une prise en charge adéquate des populations sinistrées ainsi que de la définition des stratégies durables pour faire face à des telles situations devenues chroniques.
Aux partenaires techniques et financiers (PTF), une prompte réaction pour soulager les populations sinistrées tant du point de vue des abris que de la prise en charge alimentaire et sanitaire.

Appelons à une solidarité nationale pour faire face à cette nouvelle crise humanitaire.

Fait à Niamey, le 19 octobre 2019

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