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In mémorium : Président Ibrahim Baré Mainassara du Niger, 19 ans après, aucune enquête pour élucider cet assassinat.

9 avril 1999-9 avril 2018 : cela fait 19 ans aujourd’hui que le président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara a été assassiné. Il s’apprêtait à monter dans un hélicoptère sur le tarmac de l’aéroport de Niamey lorsqu’il est touché par les tirs d’un fusil-mitrailleur. Il meurt sur le coup. Quelques heures plus tard, une junte militaire dirigée par Douada Malam Wanké, (décédé) annonce l’incident et parle d’un malheureux accident. 19 ans après, aucune enquête n’a été ouverte pour élucider ce crime.

Né en 1949 à Maradi (550 km à l’est de Niamey), il est haoussa (ethnie majoritaire au Niger et surtout présente au sud du pays, le long de la frontière avec le Nigeria) et fils d’un instituteur. Il fait des études primaires à Niamey, suivies d’une formation militaire à Madagascar et en France, avant de devenir en 1974, à l’âge de 25 ans, aide de camp du président Seyni Kountché, ayant participé au coup d’état qui l’a conduit au pouvoir.

En 1976, il est nommé commandant de la garde présidentielle. Deux ans plus tard, il prend le commandement de la compagnie parachutiste de Niamey. En 1984, il est chef du troisième bureau de l’état-major des forces armées. De 1986 à 1987, le colonel Maïnassara est attaché militaire à l’ambassade du Niger à Paris, avant de se voir confier le ministère de la Santé (1987-90). De 1990 à 1992, il est ambassadeur en Algérie. En 1992, il revient au Niger pour devenir conseiller de défense du Premier ministre de transition Amadou Cheiffou (1991-1993). Après la première élection présidentielle démocratique, en avril 1993, il est nommé chef d’état-major particulier du président Mahamane Ousmane en juin de cette même année. Il est marié, musulman et père de cinq enfants.

En 1994-95, il effectue un stage au collège interarmées de défense à Paris avant d’être nommé colonel, en janvier 1995 et, en mars de la même année, chef d’état-major de l’armée nigérienne par le premier ministre Hama Amadou, qu’il connaît bien puisque ce dernier a été le directeur de cabinet du président Kountché. Il renverse le président Mahamane Ousmane le dans un coup d’état militaire interrompant la mise en place d’une démocratie. Il organise et remporte l’élection présidentielle en juillet 1996, une élection qui soulève bien des interrogations sur sa régularité.

Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné le 9 avril 1999 lors d’un second coup d’État orchestré par les éléments de sa garde personnelle. Il est enterré à Douméga, village natal de son père situé à 250 km de Niamey. Une prière est dite sur sa tombe à chaque date anniversaire de sa mort (9 avril), et une demande d’enquête est réitérée, par les sympathisants et militants du parti politique qu’il a créé : le RDP (Rassemblement pour la démocratie et le progrès) Jama’a.

Avec BBC et l’encyclopédie Wikipédia

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