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La galère des étudiants à l’Université de Niamey au Niger : logement, restauration et transport

L ’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey (UAMD), la principale institution publique d’enseignement supérieur du Niger qui se prépare pour la rentrée académique du 13 septembre assure avec peine les prestations sociales des milliers d’étudiants qu’elle accueille.

En effet, l’établissement en sous capacité d’infrastructures reçoit d’année en année des flots des nouveaux entrants sans que les sorties ne suivent pas ces cadences en raison des années ‘’sans fin’’ ou des échecs.

Les prestations sociales au profit des étudiants sont une source de préoccupation majeure, reconnait M. Alassane Boubacar Directeur Général, du Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU), structure chargée de l’hébergement, de la restauration et du transport des étudiants.

A titre illustratif, la cité universitaire offre 2 373 lits pour 30 à 35 000 étudiants’’, se désole le responsable du CNOU, notant de ‘’ surnombre d’étudiants soit plus de 4 résidents avec de surcroît une surcharge sur les installations électriques et un besoin énorme d’assainissement’’.

Le responsable du CNOU nourrit l’espoir que leur projet de construction des nouvelles résidences universitaires aura une oreille attentive au ministère de l’enseignement : ‘’Nous avons fait une proposition de 3 cités de 400 lits par mandat, cela nous permettra d’avoir 1200 lits dans chaque mandat de 5 ans’’, détaille-t-il.

Il n’y a pas que le logement qui pose problème à la première université du pays : se restaurer est aussi une autre paire de manches.

En effet, ‘’les capacités d’accueil du restaurant n’ont pas évolué, elles sont de 3000 places’’ alors que les rationnaires sont estimés à plus de 25.000.

Résultat :  une heure avant l’ouverture du restaurant, à 11h déjà une longue file d’attente des étudiants est visible, ce qui oblige le service à des ‘’multiples rotations’’.

‘’Nous servons 11 à 12 000 plats par jours dans un restaurant de 3 000 places d’où une rotation de 4 étudiants entre 11h et 14h.’’, fait observer le responsable du CNOU.

‘’Pour soulager la souffrance des étudiants bien que leur nombre ne fait qu’augmenter d’année en année, car les inscriptions se font en masse mais la sortie en fin d’année académique est très timide, le ministère de tutelle est sollicité pour la construction d’une nouvelle infrastructure de 1000 places, selon le Directeur Général du CNOU.

Le transport est un autre chemin de croix pour les apprenants à l’université Abdou Moumouni.

Dans une ville tentaculaire, seuls 23 bus de 70 places, au meilleur de cas 25 sont affectés au transport de quelque 20.000 étudiants.

Ces bus surchargés, plus de 100 occupants tentent d’assurer la navette dans la ville de Niamey mais ils tombent souvent en panne car acquis en seconde main, ce qui explique qu’ils sont toujours au garage pour réparation, limitant l’offre réelle de transport, décrit le directeur général du CNOU.

‘’Nous demandons là également à l’Etat d’intervenir pour un transport acceptable des étudiants ‘’, plaide-t-il.

Le CNOU assure en outre des prestations sanitaires, culturelles et sportives.

Le centre dépend pour l’essentiel des subventions de l’Etat pour ses prestations mais il génère en plus des ressources propres.

Ces dernières ont bondi de 70 millions à 260 millions par an, ‘’grâce’’ à notre bonne gestion, se réjouit Alassane Boubacar.

Avec ANP

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2 Commentaires le La galère des étudiants à l’Université de Niamey au Niger : logement, restauration et transport

  1. Allah, ya bada ilimi mai albarka

    • Il n’y a pratiquement aucun sérieux.
      Le gouvernement est totalement démissionnaire quant à ses obligations à assurer une bonne éducation au citoyen.
      Aucune démarche concrète qui consiste à paliers toutes ses difficultés quotidiennes n’est entreprise pendant toute la durée des grandes vacances malheureusement.
      Navré de constater cet abandon vis-à-vis des UPN

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