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Niger : un parfum de campagne électorale avant date sous le regard impuissant de la CENI.

Selon le chronogramme déroulé par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Niger les élections présidentielles premier tour couplées aux législatives  sont prévues pour le 27 décembre 2020 et le deuxième tour des présidentielles le 21 février 2021.

Pour certains candidats et leurs soutien il n’ y aura pas de deuxième tour et promettent un coup KO, c’est que le président sortant Issoufou MAHAMADOU n’a pas pu réaliser en 2016.

Mais cela relève de la pure propagande qui sera certainement développée  à l’occasion de la campagne électorale.

Une campagne qui semble d’ailleurs officieusement lancée alors que selon les dispositions du code électorale, la campagne électorale est ouverte 21 jours avant le scrutin et close l’avant-veille. Mais qu’est-ce  qu’on observe actuellement dans l’arène politique ?

Bazoum Mohamed : “des vacances” chargées

Plusieurs candidats déclarés aussi bien de la majorité que de l’opposition sont en campagne électorale à l’intérieur du pays. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Mohamed BAZOUM, ministre de l’intérieur, président du PNDS TARAYYA dont il est investi, est en campagne électorale sous le couvert de vacances ministérielles avec les moyens de l’Etat selon l’opposition qui dénoncent ses sorties largement médiatisées par les médias de l’Etat et une bonne structure de communication  très active sur  les réseaux sociaux.

Ben Omar en opération de charme

Même constat chez le président du PSD BASSIRA, Mohamed BEN OMAR, ministre de l’emploi. Il se trouve dans la même région que Bazoum Mohamed que tous deux considèrent comme étant leurs fiefs légitimes. Chacun est dans une opération de charme qui vise a rassuré les militants encore fidèles et pourquoi pas débaucher les militants des partis adverses. A ce niveau, le candidat du PNDS TARAYYA semble avoir une longueur d’avance. Bazoum Mohamed se base sur l’héritage de son parrain, le président de la République Isssoufou Mahamadou qui est à second et dernier mandat et qui a décidé de respecter la constitution en ne briguant pas un troisième mandat. Mohamed Ben Omar également vante le mérite de la renaissance dont  il est aussi comptable pour avoir soutenu et travailler aux côtés du président Issoufou, mais peut aussi apporter une amélioration si les nigériens lui donne leur suffrage.

Ibrahim Yacouba : l’opposant qui dérange 

À la suite de ces deux candidats de la majorité, on retrouve le bouillant président du MPN KISHIN KASSA, Ibrahim YACOUBA qui va de région en région de hameaux en hameaux pour vendre son programme et ses qualités d’homme aux valeurs  intrinsèques et dénoncer la mauvaise gouvernance qui caractérise la gestion du président Issoufou Mahamadou, lui qui sous cette mandature a successivement été son Directeur de cabinet adjoint, son ministre des transports et ensuite ministre des affaires étrangères avant d’être éjecté du gouvernement.  Pour avoir réussi à hisser son parti comme 4ème force politique du pays, Ibrahim  Yacouba croit en ses chances en 2021 d’où son dynamisme dans la conquête de potentiels électeurs dans les rangs des mécontents de la renaissance.

Mahamane Ousmane : l’heure de la revanche 

Un autre candidat qui se trouve en campagne, c’est l’infatigable Mahamane OUSMANE, le premier Président démocratiquement élu comme on l’appelle affectueusement. Le porte flambeau du RDR TCHENJI et du MNRD HANKOURI, estime que c’est c’est l’heure pour lui de prendre sa revanche. Il a pris son bâton de pèlerin  pour un périple à l’intérieur du pays pour non seulement enraciné davantage le parti avec ses fondateurs et déclinés sont programme en 7 points pour les élections présidentielles de 2021.

Une CENI qui observe 

Tous ces candidats enflamment ces derniers temps les réseaux sociaux et les médias de la place au grand dam de la Commission Electorale Nationale (CENI), dont le président Me ISSAKA SOUNNA est pourtant réputé être un homme de rigueur, de principe qui n’est pas d’ailleurs à sa première expérience d’organisation d’élections au Niger et d’expertise à l’internationale.

Lumana : le syndrome de la division 

Pendant ce temps, les autres partis sur l’échiquier politique tentent tant bien que mal à se faire entendre sur les réseaux sociaux et le parti du chef de file de l’opposition le MODEN LUMANA AFRICA de HAMA AMADOU en exil se déchire davantage. Les deux ailes qui se sont malheureusement illustrées à travers deux congrès parallèles, l’un à Dosso et l’autre à Niamey et disent œuvrer pour l’avènement de leur leader à la tête du pays en 2021 enterrent de plus en plus la 2ème force politique du pays compromettant ainsi les chances du parti à obtenir un bon score à l’occasion des prochaines consultations électorales.

© IciNiger (ABDOULKARIM Mahamadou)

2 Commentaires le Niger : un parfum de campagne électorale avant date sous le regard impuissant de la CENI.

  1. Djibo kadri // 19/08/2019 á 07:45 // Répondre

    aux hommes politiques soyez juste dans vos actions car tôt ou tard vous allez rendre compte non pas aux peuple nigériens mais a allah le tout puissants merci

  2. Aboubacar Sidi Sidi // 19/08/2019 á 14:34 // Répondre

    Quand les gens cherchent un poste politique pour un intérêt personnel alors la conséquence sera désastreuse. La CENI reste muette face à ces genres de pratique politique hors les dispositions parce qu’elle ne possède pas toute sa puissance.

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