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Niger : l’opposition explique les raisons de son retrait du comité ad hoc chargé de la révision du code électoral.


Face à la presse, le député Soumana Sanda, président de la coordination Loumana de Niamey a expliqué qu’ils ont été poussés à la sortie par une majorité dont le seul décideur se trouve être le ministre d’État, ministre de l’intérieur Mohamed Bazoum et également président du parti au pouvoir PNDS Tarayya.

Et selon l’opposition alors que le président de la République Issoufou Mahamadou a donné carte blanche au Premier ministre Brigi Rafini président du Conseil National du Dialogue Politique (CNDP) pour tout mettre sur la table et trouver un consensus sur les articles du code en litige, le président du PNDS, a remis tout en cause défiant ainsi ses patrons.

Litige sur l’article 8

Soumana Sanda a illustré ses propos par l’interview que Bazoum Mohamed a accordé à la presse le samedi 03 novembre 2018 au sortir de son interpellation à l’Assemblée nationale. Sur l’article 8 qui exclut du processus électoral tout celui qui est condamné à un an de prison ferme et qui est devenue définitive, il n’est pas question de réviser le code électoral.

Une disposition qui écarte de facto, le chef de file de l’opposition Hama Amadou en exil alors que son parti a fait le serment de le porter à la magistrature suprême en 2021. Bazoum Mohamed a tenu ses propos alors que le comité était en pourparlers avec le premier ministre en sa résidence. Dès lors les représentants de l’opposition ont demandé au premier ministre Brigi Rafini de constater avec la situation ainsi que leur retrait. Pour l’opposition désormais seul le rapport de force peut faire bouger les lignes et que la seule solution pour eux c’est la lutte permanente qui commence avec la marche suivie de meeting de ce dimanche 11 novembre 2018.

IciNiger (Mahamadou Abdoulkarim)

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