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Niger : début des travaux du conseil national de dialogue politique sans l’opposition

Le conseil national de dialogue politique a débuté ses travaux ce jeudi 24 janvier au palais des congrès de Niamey sous la présidence du premier ministre nigérien Briggi Raffini et en présence de la majorité, des partis non affiliés et des grands témoins.


Les partis de l’opposition politiques ont boycotté la rencontre qui est censée regrouper tous les partis politiques nigériens.
La session du CNDP va au cours de la présente session à examiner le rapport du comité ad hoc mis en place le 1 er octobre dernier par la structure afin de se pencher sur le code électoral et le règlement intérieur du conseil national de dialogue politique. Ce comité comprenait les représentants de la majorité de l’opposition et des non affiliés.
Les partis membres de la majorité et les partis non affiliés ont adopté l’ordre du jour et entamé les travaux en entérinant l’article 8 du code électoral qui exclut des compétitions les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement d’un an et non réhabilitées.

Les discussions vont se focaliser autour de 7 autres articles sur lesquels il n’y a pas eu de consensus lors des travaux du comité Ad hoc mis en place par le conseil national de dialogue politique. Ils sont relatifs à la composition de la CENI, son mode de fonctionnement et à la configuration des bureaux de vote.
Les partis politiques de l’opposition nigérienne regroupés au sein du Front patriotique (FP) et du Front Républicain pour défense de la démocratie et de la République (FRDDR) ont annoncé mercredi 23 janvier à Niamey qu’ils ne participeront pas à la réunion du Conseil National de Dialogue Politique (CNDP) convoquée pour ce jeudi 24 janvier.
Dans une déclaration rendue publique au siège du Mouvement Patriotique Nigérien (MPN-Kishin Kassa), l’opposition affirme qu’elle ‘’ne participera pas à la prochaine réunion, les délibérations de cet organe ainsi que les suites à donner par le gouvernement, l’Assemblée Nationale et la cour constitutionnelle’’, ajoutant qu’elle ‘’ ne fera pas de la figuration pour légitimer une farce’’.
Les partis de l’opposition conditionnent la ‘’reprise du dialogue et la création d’un climat apaisé’’ à l’organisation d’un dialogue inclusif en présence des témoins nationaux et internationaux, la mise en place d’un dispositif de suivi des décisions du dialogue avec l’accompagnement des partenaires, l’adoption d’un code électoral consensuel et la réhabilitation du CNDP comme organe d’échange et de consensus’’.

L’opposition avait accepté en octobre dernier de participer aux travaux d’un comité ad hoc de révision du code électoral révisé en 2017 et du règlement intérieur du CNDP avant de se retirer du processus, dénonçant un blocage venant du parti au pouvoir. De son côté le principal parti de la majorité met en index la focalisation des partis de l’opposition sur l’article 8 du code électoral sur l’éligibilité.
L’opposition réclamait l’exclusivité et la transparence, pointant du doigt certaines dispositions du code électoral relatives aux conditions d’éligibilité et à la composition et au mode de décision au niveau de la commission électorale indépendante et ses démembrements ainsi qu’à la configuration des bureaux de vote.
Le Niger se prépare pour des élections locales et générales en 2020 et 2021, au terme du 2ème et dernier mandat du Président Issoufou Mahamadou.
Avec ANP

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