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Migrants : Paris veut créer des centres d’enregistrement au Niger et au Tchad

Migrants au large des côtes libyennes, le 19 juin 2017. © REUTERS/Stefano Rellandini

La France envisage de créer des centres d’enregistrement pour les demandeurs d’asile au Niger et au Tchad. Pour l’Élysée, il s’agit d’empêcher les demandeurs d’asile de prendre des « risques inconsidérés » en Libye et en mer Méditerranée. Il ne s’agit pas de « limiter le flux » des réfugiés qui débarquent en France, précise-t-on, toujours de source officielle.

A l’Élysée, on parle de « postes avancés » de l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés, pour faire le tri entre réfugiés politiques et migrants économiques.

Ce serait là, dans ces missions, avant même qu’ils ne quittent le continent africain, que les uns pourraient déposer une demande d’asile en France, et les autres, se faire expliquer pourquoi il faut faire demi-tour.

Pour Paris, il s’agit d’abord de s’attaquer aux filières qui convoient des Africains par milliers en Europe.

Le président Emmanuel Macron a dénoncé la semaine dernière les routes de migrations économiques, qui « nourrissent les passeurs, le grand banditisme, parfois le terrorisme ».

La France est déjà en relation avec les autorités au Niger et au Tchad, deux pays où elle espère ouvrir des bureaux que l’Ofpra qualifie de « missions de protection ». Une délégation française est attendue, en septembre, à Niamey et à N’Djamena.

Après les critiques de l’Italie, qui lui reproche de faire cavalier seul en Libye, Paris semble opérer un changement de cap. Lundi, le patron de l’Ofpra, Pascal Brice, a rencontré Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, pour discuter, a-t-elle précisé sur son compte Twitter, « de la révision du régime d’asile européen commun »

IciNiger avec RFI

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