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Méningite : Point de presse du ministre de la Santé publique du Niger Dr Idi Illiassou Maïnassara : quatre districts sanitaires ont atteint le seuil d’alerte au 16 avril 2018

A la date du 16 avril 2018, quatre districts sanitaires à savoir Madarounfa, et Aguié (Région de Maradi), Keita (Région de Tahoua) et Zinder commune, ont atteint le seuil d’alerte, soit trois (3) cas de méningite pour 100.000habitants. C’est ce qui ressort du point de presse fait hier par le ministre de la Santé publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara. Le ministre a par la même occasion souligné les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la situation.

Le seuil d’alerte précise le ministre est « le niveau à partir duquel les investigations pour orienter la riposte vaccinale sont menées ». D’après toujours Dr Idi Illiassou Maïnassara, certains centres de santé intégrés (CSI) pris isolement ont franchi le seuil épidémique et les germes identifiés par le laboratoire sont les méningocoques C, X et le pneumocoque. Ce sont les CSI de Dan Issa à Madarounfa, Région de Maradi, Fararatt à Keita et Déoulé à Bouza dans la Région de Tahoua. « Le germe responsable identifié est principalement le méningocoque C nécessitant une riposte vaccinale au vaccin A/C disponible dans nos stocks tampon», a-t-il précisé ajoutant que d’autres zones continuent d’enregistrer des cas sporadiques mais n’ont atteint ni le seuil d’alerte encore moins le seuil épidémique.
Pour faire face à cette situation, le gouvernement à travers le Ministère de la Santé Publique et en collaboration avec les partenaires techniques et financiers a pris un certain nombre de dispositions notamment le renforcement de la surveillance dans tous les centres de santé; l’élaboration d’un plan d’action national de riposte ; le pré positionnement de médicaments et consommables, dans toutes les régions et tous les districts sanitaires du pays. «A cette date, nous disposons d’un stock de CEFTRIAXONE permettant de prendre en charge plus de 4000 malades», a déclaré le ministre de la Santé publique. A cela, il faut ajouter la mise en place d’un stock tampon de vaccin contre la méningite; l’élaboration d’un plan de communication à l’endroit de la population.
En outre précise le ministre, tous les malades sont traités gratuitement dans les centres de santé et une campagne de vaccination est organisée dans les aires de santé en épidémie pour stopper la propagation de la maladie. Cette vaccination concerne les personnes âgées de 2 à 29 ans. Le ministre Idi Illiassou Maïnassara ajoute que des stocks de médicaments de prise en charge sont disponibles aux niveaux de toutes les formations sanitaires et des actions de sensibilisation sont menées. «Actuellement nous disposons de 104.740 doses de vaccin anti méningocoque en stock à l’ONPPC. Des instructions ont été données pour le déploiement des doses de vaccin sur le terrain», a –t-il annoncé.

Toujours en termes de dispositions prises, il faut souligner la réunion chaque semaine du comité national et des comités régionaux de gestion des épidémies pour faire le point de la situation réelle des maladies à déclaration obligatoire pour des prises de décision idoines. «A partir de ce jour les réunions des comités de gestion des épidémies seront quotidiennes à tous les niveaux», a dit le ministre de la Santé publique avant d’appeler les populations à la vigilance et surtout à se rendre dans le centre de santé le plus proches dès l’apparition de certains signes. Il s’agit notamment d’une forte fièvre qui survient brutalement ; des maux de tête ; des vomissements ; une raideur de la nuque chez les personnes âgées de plus d’un an. En plus des signes ci-dessus, il ya chez les nourrissons une fontanelle bombée ; des convulsions ; des pleurs ; un refus de téter ; une nuque molle (cou mou n’arrivant pas à supporter la tête) et parfois des taches sur le corps.
Le ministre de la Santé publique a enfin rassuré les populations que la situation est sous contrôle et que les services de santé, à tous les niveaux ont été instruits pour renforcer davantage le cadre de concertation, la surveillance, la sensibilisation ainsi que la prise en charge de qualité. Il faut rappeler que le Niger fait partie d’une zone appelée « ceinture de la méningite » qui s’étend du Sénégal à l’Ethiopie. A cet effet, des cas sporadiques de méningite et souvent des épidémies surviennent presque chaque année au niveau de cette ceinture.
Avec ONEP

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