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La CEDEAO au chevet de la Guinée Bissau par un sommet extraordinaire des Chefs d’États à Niamey au Niger.

La crise politique en Guinée Bissau au menu d’un sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) convoqué ce vendredi 8 novembre 2019 à Niamey la capitale nigérienne.  

Un sommet qui enregistre la participation de 7 chefs d’état dont celui du Niger. Il s’agit, des présidents du Sénégal Macky Sall, celui du Togo, Faure Eyadema, du Ghana, Nana Akufo Ado, de l’ivoirien Alassane Ouattara, du Béninois, Patrice Talon et du Sierra Léonais, Jilus Mada Bio. La conférence des  chefs d’états et de gouvernement reste intransigeante sur le respect des accords et exige du président sortant de la Guinée Bissau de rétablir le premier ministre qu’il a limogé.

La crise de trop en Guinée Bissau 

Cette crise politique et institutionnelle qui n’est pas la première que connait la Guinée Bissau, est partie contre toute attente de la décision du président  José Mario VAZ de limoger le premier ministre Aristides GOMEZ et son gouvernement à moins d’un mois des élections présidentielles. Une décision que l’organisation sous régionale ne saurait  accepter  a soutenu le président en exercice de la CEDEAO Issoufou  Mahamadou, qui disait qu’ils sont  devant une situation de déstabilisation du pays avec des risques réels de guerre civile dans la mesure où le gouvernement mis en place par la majorité parlementaire et dont le programme a été adopté par l’assemblée nationale le 15 octobre 2019, est demi par un président de la république dont le mandat est arrivé à terme mais maintenu en poste suite au consensus de la classe politique validé par la CEDEAO.

Le comité ministériel de suivi de la CEDEAO, dépêché sur place, a réagi avec fermeté en dénonçant ce dérapage et a demandé, au nom de l’organisation, de poursuivre le processus électoral suivant le calendrier consensuellement arrêté.

La Guinée Bissau revient de loin et a su rester dans la stabilité pendant une certaine période grâce au consensus qui a prévalu entre les différents acteurs politiques a souligné en premier le président de la commission de la CEDEAO. Une  nouvelle crise n’a pas sa raison d’être a estimé, Jean Claude KASSI BROU, président de la Commission de la CEDEAO. Selon lui, cette situation aurait  pu être gérée n’eût été la volonté manifeste d’utiliser les forces armées pour faire appliquer ces décisions controversées, avec des risques d’affrontements entre forces loyalistes et non loyalistes, avec une possible intervention de la force de la CEDEAO déployée sur place. En d’autres termes, il s’agit d’éviter tout simplement une guerre civile tout en assurant la poursuite du processus électoral déjà entamé, pour combler le vide constitutionnel.

La CEDEAO, pourrait-elle faire fléchir le président José Mario VAZ ? De nombreux observateurs restent sceptiques au regard des malheureuses expériences de ce pays habitué aux coups d’état militaires et de certaines situations dans la sous-région qui méritent tout autant que la Guinée Bissau, l’attention de la CEDEAO.

ABDOULKARIM Mahamadou

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