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Football : championnat régional de deuxième division de Niamey : vers une catastrophe généralisée

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A peine démarré le 13 janvier dernier, le championnat régional de deuxième division connait déjà une kyrielle de problèmes qui ne concourent qu’à aggraver la situation très délétère d’un football nigérien à la recherche de repères de relance.
Outre le nombre très pléthorique de clubs engagés cette saison (28), ce qui est déjà un premier problème, c’est l’organisation même de cette compétition qui laisse à désirer, car elle se fait dans l’amateurisme total, en avantageant quelques clubs dont les dirigeants sont au four et au moulin.

Voici en quelques points, pourquoi nous pensons qu’il faut revoir la copie de l’organisation de cette compétition qui est la rampe de lancement du football à la base.

Présence de dirigeants des clubs dans le comité provisoire de la ligue de Niamey
Depuis la destitution définitive du bureau exécutif dirigé par Amadou Maliki Djibo (suite à une pétition signée par vingt-neuf clubs de Niamey), à l’Assemblé Générale de la FENIFOOT tenue à Dosso le 12 novembre 2016, il a été mis en place un comité provisoire de gestion chargée de mener les activités de la ligue de Niamey en attendant l’élection d’un nouveau bureau.
C’est ainsi que plusieurs dirigeants des clubs signataires de la pétition se sont retrouvés à la surprise générale dans ce dit comité de gestion. Entre autres, le Secrétaire Général, le Président du Comité d’Organisation, et le Président de la commission de compétition et son vice-président pour ne citer que ceux-là.
Par principe, ces derniers devraient démissionner officiellement de leurs postes de dirigeants de clubs pour siéger à la ligue de Niamey, encore que leurs écuries soient engagées dans le championnat régional. Dans les faits ça n’a jamais été le cas. Peut-on être juge et partie ?

Absence du service de santé et de sécurité à certains matchs.
Normalement un match de football, sport de contact en permanence, ne devrait pas commencer sans service de santé encore moins celui de sécurité quand on connait la folle passion que génère cette discipline au niveau des supporters.
En début de compétition le gouverneur de la région de Niamey avait promis la présence effective de ces deux services à tous les matchs. La suite on la connait. En effet la santé et la sécurité avaient bien brillé par leur absence pendant les rencontres. Plusieurs matchs ont frôlé la catastrophe quand on sait que les matchs de D2 s’apparentent à des matchs de quartiers, où l’honneur du secteur doit être sauf à tout prix. Plusieurs joueurs blessés ont dû être sortis sans soins et même sans être consultés par un médecin sportif. Il convient de souligner que c’est jeter en pâture joueurs et arbitres dans un match de football sans les services de santé et de sécurité.

Des matchs forfaits à répétition
Au vu de la configuration de la compétition qui se déroule à élimination, le forfait peut peser lourd en faveur ou en défaveur des clubs engagés. Le forfait est devenu à tort ou à raison la tactique favorite de certains clubs qui savent pertinemment qu’ils ne sont que de simples accompagnateurs dans ce championnat.
Cette situation a montré au public qu’en réalité, plusieurs dirigeants sont sans ambitions véritable pour le développement du football et n’engagent leurs clubs que pour justifier l’affiliation et profiter de la subvention et autres  prébendes gracieusement offertes par la FENIFOOT. Ces matchs forfaits ont déjoué les pronostics et couler dès le premier tour certains clubs comme l’Etoile rouge, Juvénile FC etc. Pire ces clubs qui se plaisent à signer des matchs forfaits ne sont jamais sanctionnés par la ligue. Du coup ils deviennent récidivistes.

Le manque d’effectif pour s’engager dans la compétition
Certains clubs n’ont pas une véritable équipe pour jouer un championnat. Cette année plusieurs clubs se sont présentés aux différents matchs sans leur effectif au complet, sans équipement (maillots, short et bas identiques comme le stipule le règlement) au complet. D’ailleurs on a assisté dubitatif, à une rencontre  dans laquelle l’une des équipes avait évolué à sept (7) et une autre qui était terminée après seulement une vingtaine de minutes de jeu car l’une des équipes a préféré jeté l’éponge par manque de joueurs. Du jamais vu !
A tous ces manquements, il faut ajouter l’arbitrage catastrophique du fait de l’insuffisance des hommes en noirs  et leur manque de formation, le report anarchique de certains matchs, le niveau très faible de plusieurs clubs etc.

Avec tous ces déboires, il y’a lieu de s’inquiéter  sur le déroulement de la suite de cette compétition dont le champion représentera la région de Niamey au championnat national de D2 pour la montée en première Division.
Le Président de la FENIFOOT  est-il vraiment au courant de cette situation désastreuse qui tire le football nigérien vers la catastrophe ?

 Hassimi Abdoulaye

 

1 Commentaire le Football : championnat régional de deuxième division de Niamey : vers une catastrophe généralisée

  1. Triste réalité ! Que dieu aide la vérité ! Amin yarabbi
    La compétition doit servir les jeunes et les clubs à s’améliorer.
    Vive le Niger

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