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Deux ans de mise en œuvre du Programme de la Renaissance II : le Président Issoufou Mahamadou tire un bilan satisfaisant

A l’occasion du deuxième anniversaire de son second mandat à la magistrature suprême du Niger, le Président de la République Issoufou Mahamadou s’est prêté, ce dimanche 1er avril 2018, aux questions de Télé Sahel (télévision publique nationale) pour faire le bilan de deux ans de mise en œuvre du Programme de la Renaissance Acte II qu’il met en œuvre depuis sa réélection en 2016.

Le Président Issoufou Mahamadou a, de prime abord, tenu à remercier le peuple nigérien pour lui avoir témoigné par deux fois sa confiance en le portant à la tête du Niger, avant de rappeler que son programme de gouvernance comporte huit (8) axes stratégiques qui reprennent pour l’essentiel ceux du Programme de la Renaissance Acte I.
Les huit (8) axes prioritaires du Programme de la Renaissance, rappelle-t-on, concernent la sécurité, la stabilisation des institutions démocratiques et républicaines, les infrastructures, l’initiative 3N, l’éducation, la santé, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la création d’emplois pour les jeunes. Pour le Programme de Renaissance Acte II, il faut ajouter la renaissance culturelle.
Dressant le bilan du programme en cours d’exécution, le Président de la République s’est réjoui des résultats tangibles enregistrés, se félicitant notamment de l’accroissement de la richesse nationale qui, a-t-il dit, « s’est accrue de plus de 48% entre 2011 et aujourd’hui », alors que le taux de croissance annuelle tourne autour de 4,2% entre 2016 et 2017, le taux d’inflation stagnant autour de 6,2%. Ce qui a permis de « protéger le pouvoir d’achat des populations, mais aussi de maîtriser l’endettement ».
Secteur par secteur, le Chef de l’Etat a donné les avancées enregistrées et les progrès réalisés, se félicitant des objectifs atteints avec l’appui des partenaires au développement du Niger.
Parlant de la Renaissance culturelle et après avoir rappelé que le Niger a besoin d’institutions fortes pour réussir son décollage économique, le Président Issoufou Mahamadou a regretté que des obstacles s’y dressent encore et ont pour noms : faiblesse de la capacité à rendre justice, à lever l’impôt, le sectarisme, etc.
Aussi, pour renverser la tendance, a-t-il annoncé que son Gouvernement a entrepris des actions à travers une feuille de route qu’il est entrain de mettre en œuvre, reconnaissant tout de même que le chantier est long et difficile. Mais il sera atteint avec la diffusion des valeurs entreprise avec le soutien des Chefs traditionnels et à travers l’Ecole.
Traitant de la situation sécuritaire, le Président Issoufou Mahamadou a fait remarquer que depuis deux (2) ans, un budget conséquent y est attribué, notamment 17 et 21% du budget national respectivement en 2016 et 2017. Cet effort a permis d’équiper, de former et de sensibiliser les Forces de Défense et de Sécurité. Et avec la mise en place de la Force conjointe du G5 Sahel, le président en exercice de cette organisation a indiqué qu’elle a permis de renforcer la sécurité au niveau des pays frontaliers. Mais, a-t-il averti, seul un financement pérenne et la prise en compte par le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies de cette force permettront de maintenir la sécurité dans cette zone.
Sur la présence au Niger des forces militaires étrangères, il a expliqué « qu’elles sont là pour nous aider à lutter contre l’insécurité que connait le pays », le terrorisme n’ayant pas de frontières.
Relativement au front social actuellement marqué au Niger par la contestation de la loi des finances 2018, le Président Issoufou Mahamadou a d’abord relayé la critique selon laquelle le Gouvernement est resté intraitable sur cette question, avant de faire comprendre que la Loi des finances 2018 est avant tout la traduction concrète des aspirations du peuple nigérien au progrès et au développement. « C’est pour cela qu’elle est acceptée par la grande majorité des Nigériens, comme ce fut le cas à l’Assemblée Nationale », a déclaré le Président Issoufou Mahamadou qui reconnait le droit de la minorité qui la conteste et cela de façon permanente.
Du coup, a-t-il dit, « il n’y a pas de dérives autoritaires au Niger comme certains le prétendent. Nous avons plutôt besoin d’un Etat démocratique fort. Nous ne prônons ni la dictature, ni l’autoritarisme ». Bien plus, le Président Issoufou Mahamadou a même réitéré son appel à l’union des Nigériens autour des valeurs de démocratie et de développement, rappelant que sa main reste toujours tendue pour faire émerger le Niger.
Dans ce même ordre d’idées, il a annoncé que le problème que connait actuellement l’Université de Niamey reste une préoccupation constante du Gouvernement, avant d’appeler la classe politique à la sérénité autour des questions électorales et de développement.
Sur le plan diplomatique, le Chef de l’Etat s’est réjoui des succès enregistrés par la Table Ronde des bailleurs de fonds du Niger organisée en décembre dernier à Paris, mais aussi celui du dossier de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) qu’il a conduit avec brio, annonçant que d’autres protocoles sont en préparation dans le but de permettre à l’Afrique de commercer avec elle-même. « C’est un tournant décisif que nous venons d’emprunter. Et au regard des opportunités que la ZLECA offre, les pays africains pourront enfin amorcer leur véritable développement », s’est réjoui le Président Issoufou Mahamadou.
Avec ANP/Avril 2018

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